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Rencontre des Start-Up Challenges: Lyon-Saint-Etienne devient une Silicon Valley à la française

Durant le sommet des start-up Challenges de Lyon, la directrice du lieu emblématique de la French Tech lyonnaise et des politiques ont passé  au peigne fin les atouts de Lyon et Saint-Etienne afin de devenir une Silicon Valley à la française.

La Silicon Valley américaine est une lieu synonyme de créativité partout dans le monde, c’est là bos que les entreprises grandissent plus qu’il n’en faut pour le dire: 12 nouvelle sociétés y sont créés par semaine. D’après Marie Esquelisse, directrice d’H7,le lieu emblématique de la French Tech lyonnaise, qui a durant longtemps travaillé dans la vallée,son succès est entièrement dû à une combinaison gagnante.

 

“Elle s’appuie sur un triangle d’or: des universités qui apportent la recherche (15% des brevets mondiaux), l’action des géants de la tech et l’Etat fédéral qui passe commande aux start-up  et finance les recherche. Mais aussi sur les investissements (160 sociétés de capital-risque), un goût du risque, l’open source et l’économie de la data. Sans oublier l’intégration sociale et culturelle des talents étrangers formés.”

 

Des lieux emblématique


De quelle manière Lyon et Saint-Etienne parviendraient-ils à développer leurs atouts afin de devenir la vallée française? “Il faut utiliser les ressources spécifiques de notre territoire. On a tous: les entrepreneurs, les universités, les financements, les lieux. H7 c’est versailles à côté de YCombinator. L’enjeu pour nous c’est de mettre en avant le passage à l’échelle”, nous explique Marie Esquelisse.


Dans ce but, la région possède des élus très motivé et surtout mobilisés. Ils ont soutenu l’implantation de H7 qui a désormais 45 start-up, et bientôt 80, de plus la Manufacture de Saint-Etienne qui regroupe un ensemble de laboratoires de recherche et plus de cent start-up. David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon, tient à nous remémorer que “c’est ma première ville en France sur le ratio entreprises industrielles et emplois. Elle héberge des centres de R&D mondiaux en chimie et cherchent à en attirer de nouveaux comme Solvay. Nous travaillons à renforcer les partenariats, certains industriels collaborent déjà avec H7.”

 

Une nouvelle méthode


Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne affirme que les deux villes “se sont longtemps regardées en chiens de faïence” essentiellement par jalousie, mais elles ont appris à s’entraider et à travailler ensemble.”Le problème de Lyon, c’est d’exister à une échelle internationale. Nous avons regardé l’ensemble des points forts et appris à se faire confiance. C’est la troisième métropole en matière de brevets. Nous avons adhéré à l’agence économique du Grand Lyon.” Par cette collaboration ils ont créer la marque “Only Lyon”, un slogan permettant de se propager à l’international.  Cela aurait-il pu être provoquer par le maire de Lyon Gérard Collomb? “C’est vrai qu’il y a une question de génération et de mentalité”, reconnais Gaël Perdriau. “Nous n’avons eu aucun complexe à nous appuyer sur des forces collectives”, détaille David Kimelfeld. La labellisation en programme d’excellence Idex a confirmé ce choix.


Il n’y a plus qu’à attirer les talents au sein des entreprises du bassin. D’après David Kimelfeld, “il y a un enjeu de mobilité en améliorant les liaisons ferroviaires, l’autoroute A45 et les transports en commun. Il faut aussi mettre à disposition des logements dans le coeur de ville.” Gaël Perdriau pari plutôt sur “ l’entrée au capital des start-up des métropoles”. Une nouvelle action qui met en relation les entreprises et la Société du design, le président de région Laurent Wauquiez a fait un fonds d’un montant de 1 million d’euros afin de soutenir les projets reposant sur le design. Mais les deux villes ne sont pas prête à s’arrêter là. Non, en face du public de la rencontre des start-up Challenges, les deux élus on fait un accord-cadre d’association valide jusqu’en 2022 afin de graver cette collaboration dans la pierre.